Publié le 6 novembre 2026 · Louise Maselis
Rien ne va vraiment mal. Le travail avance, la maison tourne, les week-ends se remplissent. Et pourtant, quelque chose sonne faux : une fatigue qui ne s'explique pas, un dimanche soir qui pèse, cette petite voix qui demande « c'est vraiment ça, ma vie ? ».
Ce décalage a un nom très simple : votre quotidien ne vous ressemble plus. Ce n'est ni un caprice, ni une crise. C'est souvent le signe qu'une transition est en train de s'ouvrir, et qu'il est temps de vous écouter.
Le monde accélère et les injonctions se multiplient : être performant·e au travail, présent·e à la maison, disponible pour les autres, en forme, inspiré·e… À force de répondre à tout, on finit par ne plus s'entendre soi-même.
Le réflexe, alors, c'est de chercher la réponse à l'extérieur : un nouveau job, un déménagement, un projet de plus. Parfois, c'est juste. Mais changer de décor sans savoir ce que l'on cherche ne fait souvent que déplacer le malaise.
Dans mes accompagnements, je pars toujours d'une question : qu'est-ce qui vous donne envie de vous lever le matin ? Derrière elle se cachent trois moteurs.
Quand l'un de ces moteurs s'éteint, tout le reste devient plus lourd. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut les rallumer, à condition de prendre le temps de les regarder en face.
Prenez un carnet, vingt minutes et un endroit calme. Écrire oblige à ralentir : ce qui tourne en boucle dans la tête devient plus clair une fois posé sur le papier. Répondez sans vous censurer et sans chercher la « bonne » réponse.
Listez tout, même les petites choses : une réunion, un trajet, une conversation que vous évitez. Puis entourez ce qui dépend de vous.
Un moment précis, même bref. Où étiez-vous, que faisiez-vous, avec qui ? Ces instants sont des indices précieux sur ce qui vous anime.
Études, carrière, rythme de vie… Rien n'est à jeter. Mais distinguer ce que vous avez choisi de ce que vous avez suivi éclaire souvent la suite.
Pas un grand plan : un pas, cette semaine. Un appel, une demi-heure pour vous, une conversation honnête. Avancer commence rarement par une révolution.
Relisez vos réponses quelques jours plus tard. Certaines phrases vous sauteront aux yeux : c'est souvent là que se trouve le fil à tirer.
Si vous avez l'impression de tourner en rond, ou que la question est trop grande pour la porter seul·e, c'est précisément le moment où un accompagnement peut aider. On part de là où vous en êtes, et on avance à votre rythme.
Chaque mois, un nouvel article paraît dans ce journal. À très bientôt pour la suite.
Le premier pas, c'est souvent d'oser en parler. Réservez un premier entretien ou écrivez-moi : je vous réponds personnellement.